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ACR 2009 - Philadelphie, 16 - 21 octobre 2009 Mortalité des spondylarthrites Long Term Mortality Is Increased in Male as Patients Gunnstein Bakland, Presentation Number: 1388 http://acr.confex.com/acr/2009/webprogram/Paper13367.html
Classiquement
la durée de vie des spondylo arthropathies n’est pas considérée comme
réduite. Il faut probablement revoir cette opinion comme le montre une
étude suédoise qui a suivi 677 patients atteints de SPA pendant une
durée de 35 ans; chaque patient étant apparié (âge, sexe et lieu de
résidence) avec trois contrôles (#1388). Le ratio homme/femme est de
3/1, l’âge moyen de début des signes est de 23 ans. Lors de l’analyse
finale le taux de mortalité brute est de 14,5% dans le groupe SPA
contre 7% chez les témoins (OR 2,18, IC95 1,66-2,87). Cette
surmortalité concerne particulièrement les patients de sexe masculin et
ne devient perceptible que 15 ans après le début des signes cliniques
(SMR 1,63, IC 1,29-1,97). Chez les femmes le risque n’augmente que 35
ans après le début des signes (SMR 1,38 ; IC 0,48-2,28) et encore
de façon non significative. Les causes de mortalité dans cette étude
sont les cancers et les infections.
Images IRM de la spondylarthrite Diagnostic
Utility of MRI in Early Spondyloarthritis: Do Rheumatologists Omit
Diagnostic Information Provided by the T1-Weighted Sequence? Mikkel Ostergaard1, Ulrich Weber2, Susanne J. Pedersen1, Juerg Hodler2, Robert GW Lambert3 and Walter P. Maksymowych3, Presentation Number: 521 http://acr.confex.com/acr/2009/webprogram/Paper12043.html
The Fatty Romanus Lesion- A Non-Inflammatory Spinal MRI Lesion Specific for Axial-Spa Alexander.N. Bennett1, Amer Rehman2, EM Hensor3, Helena Marzo-Ortega3, P. Emery3 and Dennis McGonagle3, Presentation Number: 526 http://acr.confex.com/acr/2009/webprogram/Paper12441.html
L’analyses
par des rhumatologues des IRM de patients avec une SPA montre que
nombre d’entre eux ne regardent pas assez extensivement les images T1,
se focalisant (à tord) sur les images en STIR à la recherche de signaux
inflammatoires. Comme le montre Maksymowych, en comparant les lectures
de 77 dossiers de SPA par 4 rhumatologues et 2 radiologues, ces
derniers tiennent aussi compte les aspects en T1 c'est-à-dire les
images érosives et les images graisseuses, en plus des signaux
inflammatoires en T2, ce que ne font pas les rhumatologues (#521).
Ainsi en T1 il existe un signe assez caractéristique bien souvent
ignoré ou négligé, c’est celui de la dégénérescence graisseuse (# 526).
Does Fat Infiltration in the Sacroiliac Joint Contribute to the Diagnostic Utility of MRI in Ankylosing Spondylitis? Ulrich Weber1, Susanne J. Pedersen2, Juerg Hodler1, Mikkel Ostergaard2, Robert GW Lambert3 and Walter P. Maksymowych3, Presentation Number: 541 http://acr.confex.com/acr/2009/webprogram/Paper15553.html
Rheumatologist
Training to Recognize Lesions On T1-Weighted MRI Enhances Diagnostic
Utility of MRI in Patients with Ankylosing Spondylitis Walter P. Maksymowych1, Ulrich Weber2, Juerg Hodler2, Mikkel Ostergaard3, Susanne J. Pedersen3 and Robert GW Lambert1, Presentation Number: 540 http://acr.confex.com/acr/2009/webprogram/Paper15504.html
Au
décours d’une lésion inflammatoire visible en T2 il apparaît au cours
des SPA une image d’infiltration graisseuse sur les ostéites de
Romanus, sur les berges des sacro iliaques…qui permet à posteriori de
faire le diagnostic si les lésions inflammatoires sont éteintes ou qui
vont donner du poids à la présence de signaux en STIR (# 541).
Développer la reconnaissance des images spécifiques en T1 augmente la
« rentabilité diagnostique » de l’examen IRM, comme le montre
un travail qui a « formé » des rhumatologues à la lecture IRM
(#540).
Antibiothérapie des arthrites réactives à chlamydiae Combination Antibiotics as a Treatment for Chronic Chlamydia-Induced Reactive Arthritis John
D. Carter1, Luis R. Espinoza2, R.D. Inman3, K.B. Sneed1, Louis Ricca1,
Frank B. Vasey1, Joanne Valeriano1, J.A. Stanich4, C. Oszust4, H.C.
Gerard4 and Alan P. Hudson4, Presentation Number: 1152 http://acr.confex.com/acr/2009/webprogram/Paper14878.html
L’origine
« post infectieuse » des arthrites réactionnelles est
reconnue. Des structures d’origine infectieuse (infectantes ou non) ont
mêmes été retrouvées dans le liquide synovial. Cependant les précédents
travaux qui avaient tenté de traiter ces patients par une
antibiothérapie prolongée n’avaient pas été concluants. Une équipe nord
américaine a traité pendant 6 mois une groupe de 42 malades âgés de
plus de 18 ans et présentant une arthrite réactionnelle à chlamydia
(trachomatis ou pneumonia) évoluant depuis moins de 6 mois. Les
patients sont randomisés pour recevoir soit doxycycline + rifampicine
(DR), soit azithromycine + rifampicine (AR), soit deux placebos (PP).
Tous ont une PCR positive au début du traitement et répondent aux
critères de l’ESSG. L’objectif primaire est une amélioration de 5/7
critères d’au moins 20% à six mois (sans aggravation des 2 critères
restant). A six mois une réponse est notée chez 63% des sujets traités
(groupes DR et AR) contre 20% dans le groupe PP. Une amélioration par
rapport à la base line est notée sur le nombre d’articulations gonflées
(p=0,0007), le nombre d’articulations douloureuses ( p=0,002), et
l’avis du clinicien (p = 0,0009 ) ; 25% des sujets traités entrent
en rémission contre 0% sous placebo ; les sujets sous
antibiotiques négativent leur PCR dans 30% des cas contre 0% du groupe
PP. Ce travail suggère donc que les infections articulaires à
chmamydiae pourraient bénéficier d’un traitement antibiotique au long
cours, l’une et l’autre combinaison étant bien tolérée (#1152).
Rôle de DKK-1 dans les syndesmophytes Resolution
of Inflammation Following Treatment of Ankylosing Spondylitis with
Anti-TNF Agents Is Associated with New Bone Formation Praveena Chiowchanwisawakit1, Susanne J. Pedersen2, Robert GW Lambert3, Mikkel Ostergaard2 and Walter P. Maksymowych3, Presentation Number: 1257 http://acr.confex.com/acr/2009/webprogram/Paper11910.html
Il
existe au cours des SPA un découplage entre l’inflammation et la
construction osseuse. Les anti-TNF réduisent l’inflammation mais
n’empêchent pas l’évolution des syndesmophytes qui apparaissent sur les
anciens foyers inflammatoires que les anti-TNF éteignent (#1257).
L’explication de ce phénomène intéresse beaucoup d’équipes. Il a été
suggéré que la voie de signalisation intra cellulaire de Wnt (voie
ostéo formatrice) serait antagonisée par la voie de DKK-1 (dikkopf-1)
qui est un inhibiteur de l’ostéo formation. L’hypothèse actuelle est
que dans la SPA, le TNF serait un facteur d’activation de DKK-1 (donc
un inhibiteur de l’ostéoformation), et les anti-TNF inhibant DKK-1
conduiraient à une ostéo formation accélérée. Toute
« rupture » de l’activation du TNF conduisant à une
hyperostose pathologique.
DKK-1 LEVELS Are DECREASED IN PATIENTS with Ankylosing Spondylitis and NOT Influenced by Anti-TNF Therapy Seong-Ryul Kwon1, Won Park1, Mie-Jin Lim1, Chang-Hee Suh2, Hyoun-Ah Kim2, Yeon-Sik Hong3 and Bo-Young Yoon4, Presentation Number: 1431 http://acr.confex.com/acr/2009/webprogram/Paper9605.html
D’autre
part il existerait une défaut de production de base de DKK-1 dans la
maladie expliquant l’excès d’ostéo formation. Ce défaut est confirmé
par une équipé coréenne qui montre que les taux deDKK-1 sont plus bas
dans la SPA que chez les contrôles alors que ceux de OPG et
ostéocalcine sont plus élevés. Dans ce travail le traitement anti-TNF
ne modifie pas les taux de DKK-1 qui restent bas après 3 mois de
traitement (#1431).
Switch des anti-TNF TNF Inhibitors in Ankylosing Spondylitis (AS) in the NOR-DMARD Register: Is Switching Useful? Elisabeth
Lie1, Désirée M.F.M. van der Heijde2, T. Uhlig1, M.S. Heiberg1, E.
Rødevand3, C. Kaufmann4, K. Mikkelsen5, W. Koldingsnes6 and T.K.
Kvien1, Presentation Number: 527 http://acr.confex.com/acr/2009/webprogram/Paper12649.html
Les
anti-TNF sont efficaces dans les SPA mais tous les patients ne
répondent pas ou ne supportent pas leur traitement. Est-il utile de
changer d’anti-TNF ? Comme le montre l’analyse d’une cohorte de
514 patients sous anti-TNF dont 79 changent de molécule (soit pour
réponse incomplète, soit pour effet indésirable) la réponse obtenue
avec le second anti-TNF est identique à celle obtenue avec le premier.
L’analyse montre que les valeurs des principaux outils de mesure
(BASDAI, EVA fatigue, EVA douleur, CRPASAS et BASFI) sont identiques à
la base line et après trois mois de traitement avec chacun des deux
anti-TNF utilisés, autrement dit le taux de réponse et l’ampleur de la
réponse sont identiques avec le second anti-TNF, superposable à ce qui
est observé lors du premier traitement (#527). Il ne semble pas exister
d’avantage particulier à changer d’anti-TNF….
Efficacité de l’etanercept dans les manifestations extra-articulaires des spondylarthopathies A. Chabot Deux
affiches ont souligné le bénéfice de l’étanercept sur des
manifestations extra-rachidiennes dans les spondylarthropathies : 523
Kirkham B et coll. - Etanercept benefits skin, joint, and
entheseal symptoms in patients with psoriasis and psoriatic arthritis:
the PRESTA trial http://acr.confex.com/acr/2009/webprogram/Paper12220.html
Kirkham
et coll. (523) ont étudié l’efficacité de l’étanercept chez 752
patients atteints de psoriasis de sévérité moyenne à grave ou de
rhumatisme psoriasique (12 semaines en double aveugle 50 mg deux fois
par semaine versus 50 mg par semaine, puis 12 semaines en ouvert 50 mg
par semaine). Outre les critères cutanés et articulaires étaient évalué
l’effet sur les enthésopathies et les dactylites, qui sont souvent
invalidants et difficiles à traiter. Les résultats sont probants
puisque à 24 semaines, près de 80 % des patients avec enthésopathie
et/ou une dactylite sont améliorés (figure). Cependant, il n’y avait
pas de bras placebo. Par ailleurs, l’efficacité cutanée et
articulaire a été conforme à celle attendue.

524
– Dougados M et coll. - Efficacy of etanercept on rheumatic signs and
pulmonary function tests in advanced ankylosing spondylitis. results of
a randomized double blind placebo-controlled study (SPINE) http://acr.confex.com/acr/2009/webprogram/Paper12330.html
Le
second travail (524) est français et a évalué l’effet du traitement sur
la mobilité rachidienne et la capacité respiratoire dans la
spondylarthrite ankylosante chez 82 patients (âge médian 47 ans, 95%
d’hommes, B27 présent chez 81,7%, maladie évoluant depuis en moyenne 16
ans), randomisés pour recevoir soit 50 mg d’étanercept une fois par
semaine soit un placebo pour 12 semaines. Chez ces patients atteints de
forme ancienne, tous les items concluent à la supériorité de
l’étanercept (BASDAI -26.4±19.7 vs -14.4±19.7, p=0.008; Total back pain
-29.2±24.0 vs -14.9±24.0, p=0.010; BASFI -21.7±17.6 vs -10.1±17.6,
p=0.004; BASMI -0.6±0.6 vs -0.2±0.6, p=0.011; CRP -15.7±14.2 vs
-1.3±14.2, p<0.001). La capacité pulmonaire était également
significativement augmentée (+0.14±0.26 vs -0.05±0.26, p=0.003).
Maintien après 6 ans d’infliximab Agnès Chabot 511 - Maintained Clinical Response of Infliximab Treatment in Ankylosing Spondylitis : A 6-Year Long-Term Study Ioanna
Saougou1, Theodora E. Markatseli1, Paraskevi V. Voulgari2, Niki
Tsifetaki2, Evripidis Kaltsonoudis2 and Alexandros A. Drosos3 http://acr.confex.com/acr/2009/webprogram/Paper12636.html
Une
équipe grecque présente le suivi à 6 ans d’une cohorte de 40 patients
atteints de SPA traités par infliximab. Les résultats sont bons,
puisque à 6 ans, 29 patients (72%) sont toujours traités, sans aucun
échappement entre la 4è et la 6è année (survie à 2 ans 95%, 3 ans 80%,
4 ans et suivantes 72%). L’efficacité se maintient comme le montrent le
BASDAI 50 et l’ASAS (figure). Parmi les causes d’arrêt de traitement, 3
patients ont arrêté pour effet secondaire, 2 pour perte d’efficacité, 4
ont été perdus de vue et pour deux patients le produit n‘était plus
pris en charge par leur assurance. Cette série ouverte confirme donc le
bon rapport efficacité/tolérance de l’infliximab dans la SPA.

Traitement des spondylarthropathies par abatacept Abatacept in Psoriatic Arthritis: Results of a Phase II Study P.
Mease1, M. Genovese2, C. Ritchlin3, J. Wollenhaupt4, Paul P. Tak5, A.
Kivitz6, G. Gladstein7, O. Bahary8, S. Kelly8, J. Teng8, J.-C. Becker8
and D. Gladman9, Presentation Number: 1260 http://acr.confex.com/acr/2009/webprogram/Paper11169.html
Chez
les patients en échec des anti-TNF, l’Abatacept pourrait représenter
une alternative intéressante (#1260). Dans cette étude 170 patients
sont randomisés pour recevoir l’Abatacept aux doses 3, 10 ou 30 mg
(2x30 mg puis relais par 10mg) aux dates J0, J15 J29 puis tous les 28
jours. L’objectif primaire est la réponse ACR 20 au 6ème mois, les
objectifs secondaires sont le HAQ, le SF36, le PASI, les EVA. Tous ces
patients ont au moins une lésion cutanée, 107/170 ont reçu un anti-TNF
au préalable. A 6 mois, un taux de réponse significatif est noté dans
les groupes 10 et 30 mg par rapport à 3 mg et au placebo
(respectivement 36%, 31%, 31% et 17%). Les critères secondaires
s’améliorent aussi. Les scores radiologiques montrent un ralentissement
des lésions dans les groupes traités par rapport au placebo. Si effet
il y a, il faut bien reconnaître qu’une réponse ACR 20 est une réponse
bien faible, et observée chez un petit nombre de patients. Il est
malheureusement probable que l’Abatacept ne sera pas le traitement de
fond des SPA en échec des anti-TNF. |