Cette illustration est
empruntée au peintre

Marcel Pajot

Venise avec toi.

Dis, m’emmèneras-tu à Venise ?

J’aimerais tant voir toutes ces choses

Que tu m’as souvent promises,

Faire la fête dans ces couleurs de roses !


Avec ma belle robe, j’irais au bal

Je pourrais courir au gré des farandoles,

Le lendemain je serais au carnaval,

Et puis une promenade en gondole.



Tout, je vais tout faire à Venise,

Du premier au dernier jour.

Au bal masqué je serais Marquise

Et comme avant tu me feras la cour.



Sur le pont des soupirs après le bal,

Nous irons et ferons pleins de vœux.

Sans oublier les rives du Grand Canal,

Oh oui , c’est un beau rêve !



Mais tout ça je ne le ferai jamais

Mes jambes ne peuvent plus danser

Mon corps est souffrant et fatigué.

Mais ça ne fait rien, je ne suis pas triste

Parce que vivre avec toi, c’est déjà Venise,

Et toujours je serai ta Marquise !



Malou le 24/03/2007











Les ballerines



Au milieu de la scène, tout de blanc vêtues,
Minces et aériennes, elles dansent en tutu.
Quelle souplesse dans les gestes, quel enchantement !
C'est une belle fresque, tout en mouvement.

Elles vont et viennent, seules ou ensemble
Et animent la scène, par ces jeux de jambes.
Les enfants dans le public, fascinés par les décors,
Et au rythme de la musique, en demande encore.

Jamais auparavant, je n'avais admiré un ballet.
C'était un grand moment, un rêve éveillé.
Tous ces petits rats, qui dansent le lac des cygnes,
Ce délicieux Opéra, sont nos futures ballerines.



Malou le 25/02/2007







Pour mon bébé

Tu t'es invitée
 Ne demande jamais pardon..

 J'ai trouvé le temps long
Et te voilà en face de moi..
Ca fait des mois que j'attend ça..
Voir ce regard indispensable..
Qui me connaît
Qui m'aime quand même..
Mon amour

Bienvenue..

L'amour t'a porté
Tu vas porter mon nom..
Je caresse un rêve
Et j'y crois pour de bon..
Il nous en reste
Et c'est tant mieux
Du temps, des gestes et des adieux

Et ce regard indéchiffrable
Qui me connaît
Me veut du bien..

Mon amour

Bienvenue...


Audrey  18/05/2007





 



Elle
      


Elle est là, elle est en moi…
Elle fait tout pour que je ne l’oublie pas.
Parfois elle fait semblant de partir,
Mais c’est pour ensuite mieux ressurgir.

C’est une ennemie fidèle…
Comment imaginer ma vie sans elle?
Elle serre, elle creuse, elle brûle,
Il semble qu’elle ait des tentacules !

Elle me dévore petit à petit :
Elle pompe mes forces, elle aspire ma vie.
Et si jamais je l’ignore
Elle frappe encore et encore…

Elle ne fatigue jamais
Et refuse de me quitter.
Mais si j’ai la rage aujourd’hui
Et le courage de m’accrocher à la vie
C’est peut-être grâce à cette douleur
Qui habite mon corps et mon esprit.

Caelina. 16/07/2006






Soyez les bienvenu-e-s chez 
 Spondylo & Co 
Le site et le forum destinés aux personnes atteintes de spondylarthrite ankylosante
 et/ou de maladies apparentées. 

Accueil Nos pays Poèmes Nos passions Tableaux Paris - 08 Maladie de Crohn Forum Contact
Poèmes 1 Poèmes 2 Poèmes 3 Poèmes 4 Poèmes 5 Tableaux Tableaux 1 Tableaux 2

Sauf accord préalable et explicite, le site Spondylo & Co n'autorise aucune reproduction de ses articles, photos et contenus interactifs
(site et forums).


- Spondy - par Colette - 03/2007

- Chancelle - par Colette - 2007 

Toile peinte à l’acrylique (61x50 cm)

Corrélation entre une malade qui en a marre de souffrir et une femme active qui parfois s’essouffle dans le tourbillon de sa vie.

On voit bien que la vie ne tient qu’à un fil.








 
Le peintre


Il était là, assis sur un tabouret
Immobile, très concentré devant le chevalet.
Je ne vois pas son visage caché dans l’ombre
Mais je sais qu’il est beau dans son costume sombre.

Amoureusement il prépare ses pinceaux
Ses gestes saccadés rappellent un robot,
Quelque chose d’étrange émane de lui
Un mystère et beaucoup d’amour aussi.

J’aimerais un peu m’approcher
Mais j’ai peur de le déranger
Petit à petit son tableau prend vie
Tant de beauté m’éblouit.

En peu de temps son œuvre achevée,
Il range ses couleurs dans une boite dorée ;
Puis se lève et tourne vers moi
Son beau visage, au regard froid.

On dirait qu’il vient d’un autre temps,
Jamais je n’oublierai ce moment.
Du bout des doigts il touche mon visage
Et me montre sur le tableau le paysage.

Aujourd’hui je fais partie du tableau
Jamais je n’ai reçu un tel cadeau.
Je ne peux que protéger jalousement
Cette merveille peinte par un non voyant.


Malou le 27/04/2007